Mon vol de 300 km, le 7 juin 2020. Par François Proulx

JE ME SENS LOIN…

– Juliet Charlie Roméo, huit mille deux cent pieds, Lac Noir.

Dans ma tête, je me suis senti comme Neil Armstrong sur le point d’alunir. Un rapport tout à fait subjectif bien sûr, mais une image très forte pour moi dans la mesure où je survolais un territoire que je découvrais pour la première fois et que tout ce qui me reliais à ma base très distante était la radio. En somme, un très bon feeling.

Cette idée de faire un vol d’une aussi grande distance ne m’était venue que récemment, en fait l’automne précédent. Y’avait bien sûr Jean-Yves qui comme toujours me poussait dans le dos à chaque étape pour que je vise la prochaine; enwèye François c’est le temps de faire ton test des cinquante questions pour ta licence d’élève pilote… pis là François tu serais mûr pour faire ton cinquante km… etc.… etc…

J’en avais glissé un mot à Pierre Beaulieu lors de l’AGA au Lac Beauport. Comme pour toutes les étapes d’une progression de pilote, on dirait qu’il faut que ça prenne sa place au moment opportun. Je me souviens qu’au début de mon apprentissage, lorsqu’on me disait que j’allais avoir à faire des vrilles, les cheveux me dressaient sur la tête, pure folie! Je n’étais tout simplement pas encore rendu là… À mon sens chaque étape doit être assez bien assimilée pour constituer une plateforme pour la prochaine. C’est sans doute plus long mais plus solide.

Le 50 km à Lac-à-la-Tortue que j’avais réalisé deux ans auparavant avait été une excellente mise en bouche. Ça m’a aidé à bâtir ma confiance. Je m’étais déjà éloigné quelques fois auparavant près de la limite du vol local que m’indiquait mon ordinateur de bord mais ça a été alors la première fois que je coupais le cordon et j’ai adoré ça! Comme m’avait déjà dit Richard Noël; t’sé Frank, le planeur il le sait pas que t’es pas à Saint-Raymond…

J’en ai conclu qu’y fallait pas lui dire…

Ce vol de 50 km a mis la table pour la suite de mes intentions. Mais en le faisant un pas à la fois. Je voulais le faire à mon rythme en prenant le temps d’assimiler la matière graduellement sans me trouver dans des situations scabreuses. Ça ne me tentait pas de me
retrouver au-dessus de la forêt, peinturé dans un coin sans options. Rien de pire pour briser la confiance. Le plaisir doit toujours être là.

Au cours de mes lectures et de mes réflexions de l’hiver précédent, je suis devenu confortable avec l’idée que si les conditions de vol sont bonnes, un vol de distance n’est pas plus difficile qu’un vol local. La clé c’est de choisir le bon moment.

CHOISIR LE BON MOMENT

On le sait, les mois de mai et juin sont les plus propices au vol de distance; les ascendances sont bonnes et les champs vachables sont abondants. Dès le début de la saison je gardais un oeil sur la recherche de “la” bonne journée. Le début de saison avait été retardé par la pandémie et le mois de mai allait s’avérer peu propice pour ce qui est de la météo. Avec Denis Pépin dont l’aide et les encouragements ont d’ailleurs été déterminants pour la préparation de ce vol, on avait identifié le dernier dimanche de mai comme étant une journée prometteuse. J’étais fin prêt physiquement et mentalement.

Mais ce jour-là on est passé complètement à côté de la coche. SkySight qui est, selon Denis, le summum des sites de prévisions météo et auquel il était nouvellement abonné, nous prévoyait une journée de vol… fumante. En fait, la seule ressemblance avec de la fumée qu’on a eu cette journée là, ça a été un ciel entièrement couvert et même de la neige!… Euhhh… 🙁

Mais ce fût tout de même une très bonne répétition des préparatifs pour la prochaine fois.

DEUXIÈME ESSAI

Vers le milieu de la semaine suivante, il semblait commencer à se profiler sur les sites météo, une ouverture pour le week-end. Je texte à Denis pour avoir son avis; Ouais peut-être, mais y’est un peu tôt et en plus on dirait que le vent va être de l’EST… pas bon… Le temps passe et l’embellie se confirme mais pas assez pour permettre un vol “out and return”, seulement pour un vol en circuit. Les deux sont bons pour obtenir la certification du 300 km mais le premier implique un éloignement plus grand de la base et a donc une plus grande valeur soit un “diamond goal” versus un “goal distance”. Mais en faisant le diamant on obtient du même coup l’autre. Bref, un deux pour un! Ok, on va se contenter du plan B, c’est dame nature qui est le boss bien sûr

Avec Sylvie, on décide de coucher au camping la veille. Dimanche matin, lever vers 7h00 et direction le club house avec ma tablette pour prendre la dernière météo. Bonne surprise… les conditions s’annoncent maintenant bonnes plus loin vers l’ouest, bien qu’il y aura une composante de vent EST qui ne facilitera pas le retour. Je me retiens pour ne pas appeler Denis aussi tôt le matin. Mais on se parle un peu plus tard et on convient que ce sera finalement le plan A.

UN GARS DÉTERMINÉ

Après le déjeuner je me pointe au champ, excité, un peu nerveux mais déterminé. Préparation du planeur, check lists, décollage prévu pour 11h30. Tout va bien et le ciel est de plus en plus beau. Richard et un autre pilote prennent les airs et ça a l’air de bien aller pour eux bien qu’un peu marginal. Je décide donc de décoller à l’heure prévue. Pascal me remorque avec le Pawnee à 3000 pieds entre le seuil de la 27 et le Lac Sept-Îles. Denis m’avait bien expliqué que pour le départ il faut passer le seuil de la piste mais il y a une limite de largeur pour le faire. Je m’efforce donc de revenir vers le seuil 27 mais ce faisant, j’oublie presque d’essayer d’accrocher une ascendance. Je réussi à passer le seuil de piste mais assez bas et je suis maintenant contraint de me battre pour me remonter mais avec en même temps en tête l’objectif de réaliser cette épreuve de distance au lieu de me concentrer sur mon pilotage. Le résultat est qu’à force de m’obstiner, je me retrouve à essayer de sauver ma peau, roue sortie, au bout de la 27, trop bas pour faire un circuit d’atterrissage régulier.

Juliet, Charlie, Roméo, en approche directe piste 09…

Et VLAN pour les grandes ambitions de distance! Le 300 km s’est transformé en à peine un 3 km. Mais pourquoi…? En tout cas, c’est pas la faute du planeur…

DÉ-BRIEFING

Ce que j’ai réalisé lors de mon “auto-dé-briefing” avant de re-décoller, c’est que pour la première fois depuis que je pilote des planeurs je suis parti avec en tête un objectif, une volonté à réaliser une performance et cette détermination n’avait pas sa place. Et pour moi, ou du moins au stage où j’en suis dans ma progression, ça ne fonctionne pas. Je me souviens d’ailleurs qu’à l’époque où je faisais de la course automobile, mon pilotage était à son meilleur lorsque je demeurais concentré dans le moment présent et les bons résultats s’en suivaient.

AMUSE-TOI

Ayant pris conscience de ce fait, j’ai modifié mon état d’esprit à mon deuxième essai pour ne me concentrer que sur mon pilotage en me disant que si le pilotage est bon et que les conditions le sont aussi, le vol progresserait de lui-même. Il est maintenant presque midi et demie et bien que la fenêtre n’est pas encore fermée elle est tout de même moins ouverte. D’une certaine manière ça m’a enlevé de la pression. Bref, si ça fonctionne tant mieux, sinon tant pis…

SCÈNE UN…PRISE DEUX…

Pascal me remorque à nouveau entre le seuil de la 27 et le Lac Sept-Îles. Toujours pas plus d’ascendance qu’au premier essai mais je m’affaire quand même à passer la porte de départ en espérant trouver une ascendance par la suite… Dès la porte passée, j’accroche un thermique qui me monte à 5600 pieds à la verticale du champ, ce qui me permet de commencer à m’éloigner vers l’ouest. Le soleil fait son oeuvre et les ascendances sont maintenant bien établies, le ciel est beau.

Ste-Christine 5700 pieds, Lac Clair 5000 pieds, ça va…, mais un peu avant Saint-Ubalde, là ça ne va plus. Je ne suis maintenant déjà plus local. Jusqu’à maintenant, je me suis plutôt dirigé vers le nord-ouest et soudainement devant moi ça coupe. Il n’y a plus de beaux nuages. L’action semble être plus au sud. Bâbord toute et direction Saint-Casimir… en descente. À 2400 pieds, alors que j’approche de St-Thuribe, j’observe autant les champs que les nuages. Reste calme mon Frank et concentre-toi.

ÇA PLANE POUR MOI

Ça aura été le point bas de mon vol. Je réussis effectivement à accrocher une ascendance qui m’amène à 5600 puis j’évolue vers l’ouest. Je m’approche maintenant de Lac-À-La-Tortue qui est la destination d’étape que j’avais programmée dans mon ordinateur de bord. Une seule fois auparavant je m’étais rendu aussi loin à l’ouest, à l’occasion de mon 50 km. Depuis lors, jamais.

Rendu là je fais quoi? J’appelle Pierre Beaulieu qui lui, est déjà sur son retour de Lac Noir; – Kilo X-Ray, Juliet Charlie Roméo, quelle destination je devrais entrer dans mon ordi comme prochaine étape de mon vol Pierre? Bin… Lac Noir…(c’t’affaire)

Euhhh OK. Ça va de soi! Y fallait y penser…C’est donc rendu ici qu’on plonge vers ce Lac très… Noir…

Depuis St-Thuribe, ça pompe résolument et jusqu’à Saint-Boniface je me maintiens entre 4000 et 6800 parfois en spiralant, souvent en ligne droite. Je suis maintenant en territoire inconnu. Inquiétant, mais en même temps grisant! Il est maintenant 14h00 et les thermiques sont puissants et facilement identifiables.

UNE BRÈVE ZÉNITUDE

Pendant un bref instant, je prends conscience de la magie du moment. À ma droite Shawinigan et à ma gauche Trois-Rivières et le grand fleuve, le tout dans un seul regard et un parfait silence. Dans cette activité formidable qu’est le vol à voile, coexistent un aspect technique et un aspect contemplatif qui nous permet d’admirer des bouts de planète du point de vue des oiseaux. Neil Armstrong (encore lui), ultime pilote s’il en est un, et pilote de planeurs à ses heures, affirmait d’ailleurs que les planeurs sont de merveilleuses machines volantes nous permettant presque d’être des oiseaux… Je soupçonne que ce soit la motivation ultime de bien des pilotes…

VAMOS À LAC NOIR!

– Juliet Charlie Roméo,.. Hôtel Roméo… t’es rendu où??… Ça c’est Richard qui me tire de ma rêverie momentanée. – Euh… Je viens de passer une autoroute qui fait nordsud et je me dirige vers l’ouest. – Ahh, t’es rendu à Shawi… Et je lui demande si il pense qu’à l’heure qu’il est, j’ai le temps de me rendre à Lac Noir. Bin…”do the maths!” qu’il me répond… D’accord… Rodger…

Ok, ça fait un peu plus d’une heure trente que j’ai décollé et j’ai fait un peu plus de la moitié de la distance à l’aller, donc en principe ça va me mettre au Lac Noir vers 15h00…, en principe…, soit deux heures et demie après mon décollage. À partir de là, je calcule un autre deux heures et demie à trois heures pour le retour (en tenant compte de la composante de vent EST) et ça me met à Saint-Raymond au plus tard vers 17h30. Les journées sont longues en début juin et les conditions sont bonnes. Ça devrait le faire… Let’s go!

Je me retrouve à St-Paulin à 2700 pieds, puis St-Édouard à 6600. Monte-descend, c’est comme la bourse on dirait, faut avoir la foi. J’aperçois ensuite le Lac Maskinongé que je sais être non loin du but, puis enfin un peu plus loin, le très convoité… Lac Noir. Il est presque 15h00 et c’est là, un peu avant mon point de virage que je tombe sur la BOMBE. Un thermique qui me fait passer de 5100 à 7600 en un peu moins de quatre minutes, ça c’est 660 pi/minute! Ouch les oreilles. Je baisse le volume de mon vario qui me perfore les tympans et je tape le cadran pour vérifier si l’aiguille est collée. Même après la sortie de la spirale, ça continue à monter jusqu’au point haut de mon vol à 8280 pieds, juste avant mon point de virage. Denis me l’avait dit, quand tu arrives au Lac Noir il faut que tu fasses attention de bien faire le tour de la presqueîle, donc vire large en masse parce que sinon ton vol risque de ne pas être bon pour l’homologation. C’est avec ça en tête que je vire et que j’entame mon retour.

Je suis très loin mais aussi très haut d’où la banane que j’ai dans le visage en guise de sourire. Parlant banane, la faim se fait sentir et c’est là que je décide de la manger accompagnée de quelques noix, en admirant la vue.

LA PARTIE N’EST PAS ENCORE GAGNÉE

Après ce moment d’euphorie, j’essaie de demeurer concentré car les conditions ne sont pas parfaites comme dirait Jean-Yves. Sur les 35 km suivants je suis en descente presque constante. Les nuages se font rares et la composante de l’EST est bien présente. 3500… 3200… 3000.., je décide de revenir sur Saint-Paulin qui se trouve environ à mi-chemin entre Lac Noir et Lac-À-La-Tortue, dans l’espoir de retrouver le thermique qui m’avait sauvé plus tôt. Mais ça descend assez vite. Il y a des champs à St-Paulin et je commence à les regarder. 2800… 2700… Toujours pas de nuages mais soudain au moment même où je croise un oiseau… BING! En plein à l’endroit où je m’étais remonté à l’aller. Ça m’a pris treize minutes pour remonter à 7000. Ouf! Ça aura été le point bas de mon retour. Il est maintenant presque 16h00 et je suis encore à environ 100km de Saint-Raymond. Mais… le ciel s’embellit vers l’EST.

ENWÈYE À MAISON!

À partir de la rivière Saint-Maurice, mon cap est pratiquement franc EST. Les pompes se succèdent l’une après l’autre et mon altitude varie entre 4200 et 7600. Ainsi, en quatre ascensions qui auraient pu n’être que deux ou trois si j’avais été plus expérimenté, je me retrouve à environ quarante kilomètres de mon but. Pas encore local de notre champ mais pas loin.

Pendant ce temps à Saint-Raymond, Sylvie se pointe à la cabane de piste pour s’informer d’où je suis rendu. Richard lui dit que je suis à environ une demi-heure… si tout va bien. Sylvie, toute contente lui dit; cool, il va trouver que la bière est bonne! Et Richard de lui répondre; mais tu comprends pas, c’est lui qui paye la bière à tout le monde! C’est pour ça qu’on l’attend! Alors là, Sylvie de se garrocher au dépanneur pour le houblon… MERCI MON AMOUR!

En route, Denis Pépin m’appelle. Il est maintenant en vol dans KX à la suite de Pierre Beaulieu; – Charlie Roméo, Kilo X-Ray, t’est rendu où François? – Je suis au nord-ouest de Saint-Casimir à 4500, direction EST. Et toi? – Suis au Lac Clair en thermique, c’est bon ici si t’en a besoin. (Je soupçonne par sa voix qu’il est presque plus excité que moi). – Merci Kilo X-Ray! – LÂCHE PAS FRANÇOIS, TU VAS LE FAIRE! (Ça me confirme qu’il est effectivement excité). Je sens l’odeur de la réussite mais j’essaie de ne pas y penser. Ici ça chute et mon ordinateur me dit qu’il me manque pas mal d’altitude pour rentrer. La pompe de Denis est encore loin et elle est dans la forêt. Il est présentement 16h45 et l’activité thermique faiblit…

4300… 4100… 3800… et PAF! La voilà… Un peu au nord de Saint-Casimir. En même temps que j’entre dans la pompe, je lui parle tout haut; toi je vais te presser comme un citron jusqu’à ta dernière goutte. Sa dernière goutte a été à 7532 pieds… et demie. Et la banane qui me ré-apparaît dans le visage. Là c’est pratiquement gagné!

La suite est facile à imaginer; manche en avant et vitesse grand V jusqu’au champ pour un atterrissage sur la 27 à 17h23, MAIS sans oublier au préalable de passer à nouveau le seuil de la 27, cette fois direction EST.

Et c’est comme ça que ça se termine. La bière a effectivement été excellente et ça m’a vraiment fait chaud au coeur de la partager avec tous ceux qui étaient là. Un moment que je n’oublierai jamais.

J’aimerais profiter de l’occasion pour faire quelques remerciements: Merci donc à tous les instructeurs du Club qui ont contribué à ma formation de pilote en me transmettant généreusement leurs connaissances et leur passion. Un merci spécial à Denis Pépin pour son appui en m’accompagnant dans la préparation de ce vol spécifique.

Et je remercie bien sûr ma belle Sylvie pour sa patience et sa compréhension.

Et finalement, en cette période de pandémie j’accuse mon cousin Louis Chabot de
m’avoir transmis le virus du vol à voile il y a quelques années. Il s’est même assuré
pendant longtemps que l’infection soit totale à grands coups d’instruction.
Mais heureusement il n’existe pas de vaccin pour ça.

FLY SAFE

François Proulx #47

Communiqué de presse – Vous rêvez de voler?

VOUS RÊVEZ DE VOLER, ET VOUS CROYEZ QUE ÇA COÛTE TROP CHER ?
AVEZ-VOUS PENSÉ AU PLANEUR ? AU CLUB DE VOL À VOILE DE QUÉBEC !

Québec, le lundi 3 avril 2017 – Saviez-vous qu’il est possible de voler en planeur et ce, à 50 minutes seulement de Québec ? Faites-en l’expérience, ce sera sans doute un moment fort de votre vie ! C’est ce que vous propose le Club de vol à voile de Québec. Un planeur est un avion sans moteur, de la même façon qu’un voilier est un bateau sans moteur. Écologique, en communion avec la nature, en flirtant avec les nuages.

Cliquez ici pour accéder au communiqué de presse

Un planeur du club dans un musée!

Le Directeur Général de l'Aviation Civile de la République Française accepte d'être le parrain de notre planeur historique Air-100 pour son entrée en collection au Musée régional de l'air d'Angers-Marcé, le deuxième musée aéronautique de France en importance. Ça fait chaud au coeur de voir les efforts de membres passionnés de notre Club de Vol à Voile de Québec d'être ainsi récompensés d'avoir remis en état de vol en 2009 cette machine qui dormait depuis plus de 10 ans au fond de nos hangars, après que son propriétaire Alex Krieger en eut fait don au club.

C'est sur l'instigation d'un des membres fondateurs de notre club, Claude Rousseau, que cette remise en état a été entreprise et a permis cet ultime développement. Il a eu l'immense satisfaction, quelques semaines avant son décès, de connaître ce dénouement qu'a permis ce Musée.

Si vous désirez en savoir plus sur ce planeur de légende, cliquez ici!