Communiqué de presse – Vous rêvez de voler?

VOUS RÊVEZ DE VOLER, ET VOUS CROYEZ QUE ÇA COÛTE TROP CHER ?
AVEZ-VOUS PENSÉ AU PLANEUR ? AU CLUB DE VOL À VOILE DE QUÉBEC !

Québec, le lundi 3 avril 2017 – Saviez-vous qu’il est possible de voler en planeur et ce, à 50 minutes seulement de Québec ? Faites-en l’expérience, ce sera sans doute un moment fort de votre vie ! C’est ce que vous propose le Club de vol à voile de Québec. Un planeur est un avion sans moteur, de la même façon qu’un voilier est un bateau sans moteur. Écologique, en communion avec la nature, en flirtant avec les nuages.

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Une dernière journée de vol inattendue

Le ciel était épars en cette journée du 9 novembre 2013 au matin. Pourtant, selon environement Canada, la météo était prometteuse annonçant un ciel dégagé en milieu d’après-midi. De toute façon, je me rendait au Club pour qu’on prépare notre planeur pour l’hiver. Je n’avais donc pas l’intention de voler.

Jean-Guy est arrivé vers 11h00 avec l’intention de faire du remorquage. Par la suite, Raphaël est arrivé à midi avec le plus grand entousiasme ayant fait un excellent vol la semaine précédente malgré la longueur des jours qui ne cessent de diminuer.

Finalement, étant donné que la météo semblait propice à une bonne journée de vol à voile, nous avons décidé Mario et moi de profiter de notre planeur une dernière fois pour l’année 2013. Nous avons donc mis les planeurs en piste (Le petit Grob et le Lak) pour aller “essayer” les conditions.

Tout cela pour nous rendre compte qu’il y avait des thermiques incroyables de 2500 pieds à 5500 pieds et que l’air était tellement dense que l’on pouvait dessendre la vitesse de nos planeur beaucoup plus basse qu’à l’habitude sans décrocher. C’était incroyable de parcourir de la distance en ligne droite avec un vario qui maintenait 0.

C’était la première fois que je voyais des conditions aussi exceptionnelles aussi tard dans la saison.

Un petit Shout out à Raphaël qui a passé à 2 doigts de réussir son épreuve de 1000 mètres et merci à Jean-Guy de m’avoir botté les fesses à aller essayer ces conditions.

Simon

Mon vol aller et retour à La Tuque en Mauricie en planeur

Récit d'un vol hors du commun au 47ième parallèle

Le 7 mai 2013, les premiers planeurs à décoller, quand même tardivement dans la journée, soit vers 12h30 ou 13h00, reviennent au sol peu de temps après leur décollage puisque la convection est encore précaire à basse altitude. Les conditions sont hachurées, turbulentes et difficiles.

À la lumière de cette difficulté qu'éprouvent ceux qui m'ont précédé,  je décide de me faire larguer un peu plus haut et plus au nord afin de m'approcher des seuls cumulus visibles dans le ciel de Portneuf. Donc je laisse l'avion à 3200' et projette de monter dès que possible dans les montagnes car celles-ci sont génératrices de meilleures ascendances, les cumulus en faisant foi.

Après le largage, je n'échappe pas aux difficultés de ceux qui m'ont précédé. Une réelle bataille pour gagner quelques pieds entremêlé de fortes chutes. Je me retrouve à faire de la pente sur la petite colline située à l'est du Lac Rita.

Je note qu'à 3000 et 4000 pieds, il fait très chaud dans le planeur, pratiquement plus qu'au sol. Premier indice d'une couche d'inversion qui rendrait la convection difficilement pratiquable. Je persiste à demeurer à cet endroit qui par son relief et son orientation avec le soleil, devrait être le meilleur endroit pour parvenir à dépasser cette inversion. J'entends sur la radio un autre planeur qui s'annonce dans  le circuit.

Mais voilà qu'à 5000 pieds, le taux de monté s'améliore et soudainement une baisse importante de la température de l'air extérieure est perçue par la ventilation. À 5500 pieds, il devient évident que la sous-couche d'inversion est traversée. Les ascendances deviennent franches et puissantes et le son de mon vario atteint des fréquences que je n'avais jamais entendues auparavant sur mon LX. De toute évidence, le soleil très chaud de mai parvient à chauffer suffisamment le sol pour que les bulles traversent une inversion de près de 5000 pieds d'épaisseur.

Déterminé à rester au nord dans les montagnes, je me dirige vers Rivière-à-Pierre. Une fois rendu à ce village,  je parviens à dépasser 10 000 pieds et d'autres cumulus plus au nord m'invitent à garder mon cap tout en restant à distance planée du terrain mais surtout du champ que je me suis choisi dans le village. Il faut dire que cette commune est en plein coeur de la forêt et que le seul endroit atterrissable plus au nord, est La Tuque situé 70 km plus haut.

Dans ma poursuite vers le nord,  je trouve impressionnant de ne voir que de la forêt à perte de vue tout autour, mais mon champ de référence rassure mon côté rationel. La succession des généreux cumulus se poursuit et j'aperçois distraitement sur mon XCSoar que j'arriverais à 3496 pieds au-dessus de l'altitude du circuit à l'aéroport de La Tuque.

Je relis attentivement l'information pour bien l'assimiler et ce n'est qu'à ce moment que l'idée de traverser le Parc pour me rendre à cette latitude, m'effleure l'esprit. Jamais auparavant je n'aurais envisagé tel "task". Je me mets en mode analytique tout en progressant entre 9000 et 11000 pieds. Une telle altitude en planeur est l'équivalent d'avoir un réservoir additionnel d'essence en voiture.

L'allure du ciel diffère un peu vers La Tuque mais semble très optimiste. Pendant mes 360 degrés en ascendances, je ne vois que de la forêt à perte de vue. Je me rappelle très bien mon champ de référence qui est toujours accessible en plein centre de cette forêt. Je décide donc de poursuivre sur le cap nord-ouest avec l'intention d'atterrir à La Tuque.

Une épreuve non pas de vitesse, car l'environnement m'incite à rester haut, il va sans dire, mais une épreuve rarissime qui est celle de traverser 95 km de terres inhospitalières dans un aéronef dépourvu de toute énergie exception faite de la batterie de la radio.

Je suis finalement arrivé au-dessus du circuit de l'aéroport de La Tuque après avoir demandé par radio à GIV s'il pouvait m'informer de la fréquence de La Tuque.  Je n'avais pas cette information à bord car je n'avais jamais pensé m'y rendre un jour.

À 8000 pieds d'altitude,  je réalise qu'il me serait même possible de revenir vers le sud en vol plutôt que de le faire par récupération.  Aller à La Tuque en planeur était pour moi en soi un exploit, mais le faire aller et retour, c'était presque plus que le client en demande. Je prends tout de même quelques photos de la piste de La Tuque avant de changer de cap.

Et là, le moment le plus impressionnant du vol. Tu prends un cap sud vers une destination non visible à quelque part au beau milieu de 90 km de forêt. Je dois m'assurer sans l'ombre d'un doute que je peux atteindre soit mon champ de référence de Rivière-à-Pierre ou soit la piste de La Tuque maintenant située derrière moi et ce, même si je rencontre une zone de chute sévère. Le vent est nord-ouest donc légèrement favorable pour le sud mais contre moi si je rebrousse chemin. La journée est avancée, il est 15h30. Les conditions seront-elles encore là pour l'heure qui vient?

Je m'avance donc dans la forêt en souhaitant me remonter pour augmenter mes marges de sécurité. Le prochain nuage prometteur est assez éloigné. Je m'en approche en m'assurant avec XCSoar et mon LX que j'ai toujours des alternatives et que je ne suis pas en train de me peinturer dans le coin. Je ne veux pas vivre ce que les vélivoles appellent le "Ass hole Grip". Je l'ai expérimenté une fois il y a bien des années et je m'en rappelle encore. Désagréable.

Enfin une ascendance décente qui me donnera ma marge de sécurité. Ici, je peux vous dire que l'on thermique au maximum de nos capacités, s'en est beau à voir. Et ici aussi on est content d'avoir expérimenté, étudié, mis à l'épreuve maintes fois et maîtrisé notre outil de navigation, dans mon cas XCSoar.

Finalement le cumulus visé me livre la marchandise et j'avance vers Rivière-à-Pierre toujours invisible, mais avec une marge de 2000 à 3000 pieds sur mon calculateur. J'en préfère plus que moins, car ce qui m'attend n'est pas une piste mais un champ identifié en vol comme vachable. Mieux vaut un peu plus de temps pour analyser et planifier l'approche.

Mais tout se passe pour le mieux avec encore de beaux plafonds qui maintiennent continuellement le vol dans des plages sécuritaires. Sur ma route, Bruno me propose de me rendre à St-Marc-des-Carrières afin de compléter un triangle plus payant sur OLC. Bonne idée, mais la nature encore déchaînée me fait réaliser que j'arriverai trop haut à l'entrée de notre zone de 6000 pieds, ce qui me permet d'aller plus loin. Je mets alors le cap sur Lac-à-la-Tortue. En m'y rendant,  j'observe un changement significatif du ciel m'indiquant que les ascendances ne seront probablement plus au rendez-vous pour le retour. Il est presque 17h00.

Oh surprise, le dernier beau cumulus près du St-Maurice me donne de l'énergie comme si la nature m'envoyait son dernier souffle de la journée. J'atteint 12 100 pieds. J'apprendrai à mon retour qu'il s'agit d'un record en ascendance thermique dans Portneuf.

À 10 km au nord du Lac-à-la-Tortue, je tourne finalement vers St-Raymond en "final glide". 30 minutes plus tard, je passe au-dessus de notre piste à St-Raymond sans avoir fait un seul virage.  Un segment de vol de 73 kilomètres effectué à 153 km/h de moyenne. Décidément, la nature s'est déchaînée en ce début de mai 2013 pour nous donner des conditions de vol à voile inespérées.

Mon vol entier a totalisé 270 km à une vitesse moyenne de 73 km/h et ce malgré le fait que durant mes segments au-dessus des régions boisées inhospitalières,  j'ai choisi de rester haut, au détriment de la vitesse. Ce vol m'a permis de tirer le maximum de notre nouvelle monture ASW-20 / C-GRKX et j'ai la certitude que cette journée restera longtemps gravée dans ma mémoire. Pour le moment, j'ai le sourire bétonné dans la face.

Quel beau sport que le vol à voile et que de satisfactions il peut apporter à ses adeptes. La saison est encore jeune. Je vous en souhaite tout autant pour faire de 2013 une saison qui se sera démarquée de toutes les autres.

Denis Pépin, membre 075

 

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Un planeur du CVVQ dans un musée!

Le Directeur Général de l'Aviation Civile de la République Française accepte d'être le parrain de notre planeur historique Air-100 pour son entrée en collection au Musée régional de l'air d'Angers-Marcé, le deuxième musée aéronautique de France en importance. Ça fait chaud au coeur de voir les efforts de membres passionnés de notre Club de Vol à Voile de Québec d'être ainsi récompensés d'avoir remis en état de vol en 2009 cette machine qui dormait depuis plus de 10 ans au fond de nos hangars, après que son propriétaire Alex Krieger en eut fait don au club.

C'est sur l'instigation d'un des membres fondateurs de notre club, Claude Rousseau, que cette remise en état a été entreprise et a permis cet ultime développement. Il a eu l'immense satisfaction, quelques semaines avant son décès, de connaître ce dénouement qu'a permis ce Musée.

Si vous désirez en savoir plus sur ce planeur de légende, cliquez ici!

Mon vol de 500 kilomètres

J’ai eu la chance de réunir les conditions gagnantes mardi le 14 mai pour réussir un circuit déclaré de 500KM qui me qualifie pour un insigne diamant.

J’avais regardé les prévisions météo le matin et surtout les prévisions de vol à voile sur le site de XCSKIES.COM et celles-ci m’indiquaient des plafonds potentiels de 9000 pieds avec des vents légers de l’ouest, des conditions idéales pour un long circuit sur la campagne. J’avais une réunion le matin vers 9H30 et je savais que je serais un peu tard au champs pour tenter un 500 KM pour lequel on planifie normalement une fenêtre de près de 7 heures. Cela implique de garder une vitesse moyenne de 70km/h puisque je me souviens d’avoir réussi le 300km en 98 avec une moyenne d’environ 50km/h.

De toute manière, dans de telles conditions, je savais que la journée pouvait offrir un circuit exceptionnel sur la campagne et dans ces conditions, je déclare toujours un circuit de 500K dans mon Cambridge juste au cas ou… Ce circuit m’amène à faire un point de virage à Ste- Émilie-de-l’Énergie ce qui offre un aller retour de 300K avec le Lac à la Tortue à mi parcours pour un éventuel point d’atterrissage avec la possibilité de se faire récupérer par les airs.

La stratégie devient alors de partir et à environ 35 KM de la base on est facilement local soit de CVVQ ou du Lac. On se rend ensuite au Lac et on le dépasse d’une quarantaine de Km tout en restant local du Lac. Il ne reste alors qu’un aller-retour de 40Km pour le point de virage et si les conditions sont bonnes (et elles étaient exceptionnelles, au point ou l’on ne s’arrêtait pas pour thermiquer à moins d’avoir le vario qui aille frapper le 10) on fait cet aller-retour assez confortablement. Avec le vent qui venait du Nord Ouest, on retrouvait assez facilement des alignements qui nous permettaient de voler en ligne droite en ralentissant dans les zones de lift et en accélérant dans la chute (à 90 knoeuds, mon speed to fly me disait d’accélérer.

Sur la route du retour, dans la zone de St Tite, il m’a semblé qu’à la vitesse où le circuit se déroulait, il serait possible de compléter le 500. Un petit problème se pointait : le froid. Depuis le point de virage de Ste-Émilie, nous naviguions vers l’est avec le vent dans le dos, donc avec une meilleure vitesse mais sans soleil pour réchauffer le cockpit.

Prochain point de virage « Vénus » qui se trouve dans le fond de la Vallée-du-bras-du-nord. Celui-ci fut atteint vers les 3 :30PM après 3 heures de vol. Heureusement, en reprenant vers l’ouest j’ai aussi retrouvé la chaleur et l’intérêt pour continuer. L’idée était alors d’au moins me rendre à la limite de ce qui serait un Final Glide jusqu’au club pour engranger un max de Km. Finalement le retour vers l’ouest s’est fait plutôt facilement et rendu au Lac-à-la-Tortue en étant à peu près toujours local de St Raymond, je suis devenu convaincu que le 500 était à porté d’aile.

Point de virage juste à l’ouest de St-Boniface et 90Km qui restent pour rentrer à la maison. Un thermique ou je fais 4 tours pour gagner 1000 pieds à l’ouest de Shawinigan et finalement un dernier thermique au sud du Lac-à-la-Tortue ou je me suis monté suffisamment pour m’offrir un Final Glide de 63KM. Je suis devenu très conservateur à partir de là, pas question de foirer ce 500K.

Bruno Bégin, membre du CVVQ

Quelques statistiques
Temps de vol 5h26
Temps en thermique 1h08 soit 22% du temps
Temps en ligne droite 4h18 soit 78% du temps
Vitesse moyenne du circuit 93,46 Km/h